Conformément à ses missions, la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés (CNDHL), à travers sa Sous-commission des Droits des Groupes Vulnérables (S/C N° 3), a poursuivi le travail entamé sur les populations autochtones, dans le Département du Haut-Nyong, Région de l’Est-Cameroun. 
En effet, du 13 au 16 février 2018, la SC N° 3 avait procédé à une identification des besoins prioritaires des populations autochtones du Département du Haut-Nyong, précisément dans les villages des pygmées Baka de Njibot, Missoumé et Lakabo dans les Communes d’Abong-Mbang et de Messamena. Il s’est agi de recueillir auprès d’eux, des données de première main, suffisantes pour permettre à la CNDHL de mieux renseigner l’Etat et les autres parties prenantes, sur les solutions adéquates à apporter aux problèmes rencontrés par ces populations.
D’après un constat global, il était admis que la situation de certains droits de ces populations restait assez préoccupante. De plus, la surconsommation de la drogue et des alcools, ainsi que le phénomène de la traite des enfants, ne semblait pas ouvrir à des perspectives encourageantes pour le respect des droits de ces populations[1]
Dans une logique de suivi de cette mission, la SC N° 3 a souhaité s’appesantir sur la situation des droits des enfants autochtones et la question cruciale de la promotion d’un dialogue intercommunautaire entre les Baka et leurs voisins Bantous des villages environnants.
Ainsi, du 6 au 8 février 2019, Mme MPOUNG Elise Pierrette, Présidente de la SC N° 3, a conduit la Délégation composée de Mme BOUBA HAWE Chimène, Rapporteure de la SC N° 3, Mme Yolande ELESSA, Secrétaire Technique de la SC N° 3 et M. ESSAMA Ernest Hervé, Cadre Chargé de Protection. Cette Délégation était assistée par des personnels de l’Organisation Non Gouvernementale FAIRMED, qui ont, entre autres, assuré la mobilisation des différentes cibles sur le terrain. 
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