Affaire M. ESSOUMA Simon Joachim c/ les nommés MINDJIMBA Georges et BANA MBARGA épse Sabatier.
Le 6 mars 2017, la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés (CNDHL) a reçu une ampliation de la plainte de M. ESSOUMA Simon Joachim, contre les nommés  MINDJIMBA Georges et BANA MBARGA épouse Sabatier, adressée au Délégué Régional de la Sûreté Nationale pour le Centre, pour déclarations mensongères, tentative d’escroquerie foncière, troubles de jouissance, séquestration et torture en coaction.
Il se trouve à l’origine de cette affaire :
Que le 13 février 2017, M. ESSOUMA Simon Joachim aurait été convoqué à la chefferie traditionnelle de Nkoabang dans la Mefou et Afamba ;
Que le jeudi 23 février 2017 à 18 heures 30 minutes, il aurait reçu une autre convocation de la brigade de Gendarmerie de Nkoabang, qui exigeait qui s’y présente dès réception de ladite convocation ;
Que ne s’y étant pas présenté ce jour du fait d’un empêchement, il a été appréhendé le samedi 25 février 2017 par le Commandant de Brigade qui l’a aussitôt placé en garde à vue, pour pratiques de sorcellerie et vente illégale de terrain.
La CNDHL a été saisie de cette affaire le lundi 27 février 2017 par le Comité de lutte contre les Pandémies pour le Développement Durable au Cameroun (CLPC). Pour s’enquérir des faits relatifs à l’arrestation et à la garde à vue que le requérant déclare arbitraires, l’Unité de la Protection, a effectué une descente à la gendarmerie de Nkoabang.
De l’entretien avec le Commandant de ladite Brigade de Gendarmerie, il en est ressorti que la plainte déposée contre M. ESSOUMA Simon Joachim n’était pas signée du plaignant, que le procès-verbal de constat d’huissier versé au dossier, bien que signé, ne portait pas le nom du signataire et enfin, que le suspect qui a un domicile bien connu du Commandant à Nkoabang, n’aurait pas dû être  arrêté et placé en garde à vue un samedi (alinéa 2 de l’article 118, du  code de procédure pénale).
Interpellé sur ces irrégularités, le Commandant a procédé à l’instant à l’audition de M. ESSOUMA Simon Joachim et l’a ensuite remis en liberté le même jour, suite à l’intervention de la CNDHL.
Pour solliciter la réparation du dommage consécutif à cette garde à vue que le requérant estime abusive, il a porté plainte contre les susnommés à la police, avec ampliation à la Commission.
La Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés ayant plaidé avec succès pour la remise en liberté de M. ESSOUMA Simon Joachim par le Commandant de la Brigade de Gendarmerie de Nkoabang dans le cadre de la présente affaire le 27 février 2017, prend acte de ses nouvelles actions et lui saurait gré de partager avec elle la suite donnée à cette affaire.
 
Affaire Diarra Mama c/la  Compagnie Air Ivoire.
Suite à un voyage qu’il a effectué par la Compagnie Air Ivoire, Monsieur Diarra Mama n’est pas entré en possession de ses bagages qui avaient été pourtant enregistrés contre délivrance d’un coupon à son lieu de départ.
L’intéressé a saisi la CNDHL. Une équipe de la Commission a effectué une descente au siège de la Compagnie Air Ivoire le 2 février 2016, pour comprendre les tenants et aboutissants de cette affaire. Après plusieurs mois d’attente et grâce à l’action menée par la CNDHL, Monsieur Diarra Mama a finalement obtenu une indemnisation de la Compagnie Air Ivoire, qui s’est aussi engagée à lui délivrer un document attestant de la perte de ses bagages, notamment, ses diplômes universitaires.