Le 23 septembre 2020, la Coalition pour le Développement et la Promotion de la Langue des Signes (Coalition-LSC), a célébré la 3e édition de la Journée Internationale de la Langue des Signes (JILS) sur le thème : Bâtir une Société où sa langue des signes et les personnes sourdes sont acceptées comme faisant partie de diversité, au quartier dit « Rue CEPER », à Yaoundé. Cette Association est un conglomérat de plusieurs Organisations de la Société Civile (OSC) qui œuvrent pour l’intégration des personnes sourdes et malentendantes dans notre société. Selon les chiffres officiels, ces personnes sont au nombre de 2,9 millions au Cameroun. 

Cette cérémonie a réuni, d’une part, les personnes vivant avec la surdité et, d’autre part, les experts des organisations invitées, notamment la Commission nationale des Droits de l’homme et des libertés (CNDHL, représentée par M. ETOUNDI NOAH MEKONGO, Attaché au Cabinet du Président par intérim), le Ministère des Affaires Sociales (MINAS), l’Institut PROMHANDICAM et l’Association Lions Club Yaoundé KYRIAKIDES. 

Il s’agissait d’encourager les initiatives publiques et privées à servir la Communauté en mettant en exergue la reconnaissance des droits des personnes sourdes, notamment le droit à l’information, le droit à la communication, le droit à l’expression, le droit à la santé et le droit à l’éducation, et de formuler des recommandations, afin que des mesures efficaces soient prises pour assurer l’effectivité de l’accès des personnes sourdes à leurs droits fondamentaux, au même titre que les autres citoyens camerounais.

Il y a lieu de rappeler que sous l’impulsion du vice-président, la CNDHL a déjà saisi par deux fois les premiers dirigeants des chaînes de télévision nationales pour qu’ils mettent en place au moins une édition de journal accompagnée d’une fenêtre en langue des signes par jour. Au vu du rapport de cet atelier, le président par intérim de la CNDHL envisage de lancer une vaste campagne de promotion des droits des 2,9 millions de sourds et de personnes malentendantes, d’autant que la surdité est la forme de handicap la plus répandue au Cameroun.