Le Professeur James MOUANGUE KOBILA, Président par intérim de la CNDHL a reçu en audience le 21 octobre 2020 en son Cabinet, à 16 heures 25 minutes à 17 heures précises, une délégation du Réseau Camerounais des Organisations des Droits de l'Homme (RECODH), réseau qui compte 500 associations de promotion et de défense des Droits de l’homme sur l’ensemble du territoire national. Pour la circonstance, le Président par intérim était entouré de deux collaborateurs : M. Gabriel NONETCHOUPO, Chef de la Division de Promotion et de Protection (CDPP) et M. Mamouda FÉRIKOUOP, Chef de Cabinet du Président par intérim.

La délégation du RECODH était mandatée par le Consortium RECODH, Avocats Sans Frontières France (ASF France) et Avocats Sans Frontières Cameroun (ASF Cameroun). Conduite par M. Joseph Désiré ZEBAZE, Coordonnateur national de ce réseau, la délégation était en outre constituée de M. André Bertrand TIENTCHEU YAMBOU, Secrétaire Permanent du RECODH, M. Aubin NZALI, Chef du Projet de Renforcement des capacités de la société civile camerounaise pour l’accès à la justice des personnes en détention (RECAJUD), de M. ALI, Trésorier national du RECODH et de Mme Marinette MANE.  

L’entretien qui a duré plus d’une demi-heure a donné l’occasion à la Délégation conduite par M. ZEBAZE de présenter officiellement au Président par intérim le Projet de Renforcement des capacités de la société civile camerounaise pour l’accès à la justice des personnes en détention, mis en œuvre par le RECODH, avec l’appui d’ASF France, d’ASF Cameroun, du Centre de Crise et de Soutien (CDCS) du Ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères ainsi que de l’Ambassade de France au Cameroun.

Le Projet RECAJUD, qui est en consonance avec le mandat de la CNDHL, vise à renforcer les capacités des acteurs de la chaîne judiciaire dans la protection et la prise en charge des personnes privées de liberté, en particulier les personnes en situation de vulnérabilité, ainsi qu’à promouvoir la mise en application des peines alternatives.

Le Président par intérim s’est particulièrement réjoui de la perspective heureuse de mise en œuvre de cet important projet dont la contribution à l’amélioration de la condition des personnes de libertés ainsi que des personnes condamnées est indéniable. Aussi, a-t-il marqué l’accord de la CNDHL pour participer au plaidoyer du Consortium en faveur de la signature du décret d’application relatif aux peines alternatives. Il a par ailleurs informé la Délégation hôte de l’ensemble des dispositions qu’il a déjà prises pour l’accompagnement effectif et méthodique du RECODH dans la mise en œuvre du RECAJUD dont la durée de vie est de 19 mois, soit du 1er juin 2020 au 31 décembre 2021, y compris en désignant un Point Focal RECAJUD au sein de la CNDHL.